
Le chuchoteur
Auteur : Donato Carrisi
Traductrice : Anaïs Bokobza
Édition : Les Éditions Calmann-Lévy
Parution : Mai 2010
Pages : 440
Prix : 21,90 euros
Genre : Thriller
« Quand les enfants meurent, Dieu se tait, le Diable murmure »
Présentation du livre
Cinq petites filles ont disparu. Le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux les recherchent. Mais ce qu’ils trouvent au cœur d’une forêt sont cinq fosses avec, à l’intérieur de chacune, un bras gauche. La découverte d’un sixième leur fait comprendre qu’une autre petite fille a disparu. Ils font alors appel à Mila Vasquez, une experte dans les affaires d’enlèvement. Ensemble, ils essayent de traquer le tueur en série et de retrouver la fillette disparue.
Mais ils découvrent les corps et leurs enquêtes les amènent à résoudre d’autres crimes.
Leur suspect serait-il un chuchoteur ?
Mon avis
Tout d’abord, voici un titre qui suscite l’intérêt : Le chuchoteur. On connaît un des sens possibles de ce terme grâce à L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, mais en voyant à la couverture, on comprend tout de suite qu’il ne doit pas s’agir de cela.
Celle-ci attise la curiosité tout en dérangeant. En effet, ce masque de poupée de porcelaine qui se démarque du fond noir par ces couleurs claires et vives met mal à l’aise.
Puis, il y a ces deux phrases : « Dieu se tait. Le diable murmure ». Le frisson est au rendez-vous. Et on y est.
Donato Carrisi nous offre pour son premier roman, une histoire sombre et très bien construite. Les connaissances sur le sujet semblent solides ce qui n’est guère surprenant lorsqu’on sait que l’auteur est un juriste qui s’est spécialisé en criminologie et dont la thèse porte sur Luigi Chiatti, tueur en série dont il s’est inspiré pour définir le mode opératoire et les victimes dans le Chuchoteur. Comme nous en avertit la 4ème de couverture, la trame de ce livre repose sur des faits réels.
L’écriture est fluide et le rythme soutenu. On suit avec impatience les progrès de l’enquête. Le suspens est d’autant plus accentué par les différents éléments que disséminent l’auteur au cours de l’histoire.
Les personnages sont complexes et profonds. On apprend à les connaître, les apprécier ou les détester et à douter d’eux. Oui, dans ce roman, l’auteur ne nous épargne rien : il nous promène d’une théorie à une autre et fait évoluer les relations des protagonistes de la confiance qui règne au sein de l’équipe aux soupçons qu’ils viendront à avoir pour les uns et les autres. Car chacun d’entre nous détient un secret, une part sombre qu’il ne montre pas.
L’intrigue se développe tout au long sans que le lecteur puisse comprendre où cela va le mener mais il s’instruit. De manière claire, on y apprend qu’il existe deux catégories de tueurs en série et cinq types d’individus en tout. De quoi se prendre pour des criminologues !
Et jusqu’à la dernière page, Donato Carrisi nous surprend.
Je pourrais facilement dire que j’ai adoré ce roman ! Seulement, cette part de réalité qui habite les pages de ce sombre univers fait froid dans le dos.
« L’instinct de tuer est en chacun de nous. Mais, grâce au ciel, nous sommes aussi dotés d’un dispositif qui nous permet de le garder sous contrôle, de l’inhiber. Cependant, il existe toujours un point de rupture. »










Sans toutes les coquilles que j’ai vu (et vérifiées par mes prof), ça aurait pu être un véritable coup de coeur !
L’avantage du coup, c’est que j’ai bien pu réviser mes cours… mais c’est tellement dommage un livre policier où les détails médicaux n’ont rien à voir avec la réalité !
Je reconnais ne pas avoir fait attention aux détails médicaux car je ne suis moi-même pas très calée en cette matière. Je me suis donc laissée porter par l’auteur. Et je comprends que cela puisse véritablement gêner quelqu’un qui s’y connait (et il me semble que cela soit ton cas) car cela porte atteinte à la crédibilité de l’histoire et de son auteur.
Le Chuchoteur m’a surtout plu pour son intrigue mais n’a pas été non plus un coup de cœur.
Bonnes lectures Luna et à bientôt